Marc Ooghe (links) naast Paul Ooghe.


Paul Ooghe, combattant 14-18,décoré par le roi Albert II Ceremonie du 11 Novembre 1998 - Bruxelles

Wereldoorlog 1
Laatste oudstrijder dood

In Anderlecht stierf Paul Ooghe. Hij was de laatste Belgische soldaat
uit Wereldoorlog 1. Paul Ooghe werd 102 jaar.

Tussen 1914 en 1918 was er oorlog tussen Duitsland en de rest van
Europa. Dat was Wereldoorlog 1. Vooral in ons land werd hard
gevochten. Paul Ooghe was daar bij. Hij kan er nu niet meer over
vertellen.

Taai
Met Paul Ooghe sterft de laatste oud-strijder uit Wereldoorlog 1. Hij
stierf aan een ontsteking van de longen. De warmte van augustus had
de man uitgeput. Daardoor kreeg hij problemen met zijn bloeddruk. Hij
werd daarvoor behandeld in het ziekenhuis. Daar kreeg hij ook de
ontsteking. Die kon de taaie man niet aan.

Ridder
Paul Ooghe was 16 jaar tijdens de oorlog. Hij zat 3 jaar lang in de
loopgraven aan de IJzer. Paul kreeg eretekens voor zijn moed. Door
Frankrijk werd hij tot ridder geslagen. Paul miste geen enkele
herdenking van de oorlog. Dikwijls zat hij daarbij naast onze koning.
"Oorlog is het laagste", zei Paul steeds. Hij laat een dochter van 72
jaar na. 
 
(Wablieft - 2001)

Dans les rangs belges, la guerre fit 200.000 morts.

Il n’y a plus en Belgique d’ancien combattant survivant de cette boucherie depuis le décès à l’âge de 102 ans, en 2001, de Paul Ooghe.
Un an avant son décès, Paul Ooghe décrivait sobrement à la radio comment il avait vécu quatre années d’enfer dans les tranchées du front de l’Yser. Ses propos reflètent avec concision toute l’horreur du conflit.

«Je ne faisais rien du tout que suivre les autres, tout ce que les officiers disaient. Il ne faut pas croire qu'on a pleuré, c'était bon les premiers jours pour les jeunes, mais ceux qui avaient passé 2 fois aux tranchées, ils étaient immunisés, c'était fini. Croyez-vous qu'on aurait pu pleurer alors que les obus tombaient, les balles passaient, les mitrailleuses tiraient à tire larigot ? On ne pensait plus à pleurer à ce moment-là, on pensait à savoir qu'est-ce qu'ils vont faire et comment va-t-on les empêcher de continuer, c'était ça qu'on faisait», expliquait Paul Ooghe.

Pourtant, quand les clairons sonnèrent l’armistice à la 11ème heure du 11ème jour du 11ème mois de cette année 1918, les armes ne se sont pas tuent immédiatement.
«J'ai éprouvé comme tout le monde le plaisir de dire c'est fini. Mais j'avais à peine dit ce mot-là qu’on m'a tué 10 hommes, une batterie allemande a déchargé tous ses canons dans notre direction. Et ces 10 hommes-là, moi je les vois tous les jours, ils sont marqués dans mon cœur», disait Paul Ooghe qui ne se prenait pas pour un héros.


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